La révolution Copernico Galiléenne

Une chance ce matin, celle d’assister à une des conférences de Guy Flores, au pôle culturel et scientifique de la ville d’Alès sur l’astronomie et l’astrophysique, portant particulièrement sur le système solaire à travers les âges.

Il a fallu un temps considérable pour accepter le modèle actuel de notre système solaire.

N’oublions pas que le modèle géocentrique de Ptolémée (le point central est la Terre) qui permettait de décrire le mouvement des planètes avec une certaine précision et qui avait recours à des pirouettes mathématiques ad hoc n’était fondé sur aucune hypothèse, cependant il a perduré pendant 16 siècles.

Ce qui en chagrinait plus d’un, à commencer par les « géomètres » tel :

* Nicolas Copernic astronome polonais (1473-1543), certes ce modèle était loin d’être parfait car les observations se faisaient à l’oeil nu, mais elles expliquent le mouvement rétrograde apparent de Mars, Jupiter et Saturne, elles permettent de classer autrement les planètes selon leur période de révolution.

De plus son oeuvre est rédigée en latin, ce qui lui a permis, entre autre, de ne pas être inquiété par l’église catholique, tout comme son argument théologique que la terre est parfaite. Son système servira de base aux tables pruténiques permettant le calcul de la position du Soleil, de la Lune et des planètes publiées par Erasmus Reinhold

* Le Danois Tycho Brahé (1546-1601), propose un système mixte dans lequel la Terre est immobile, la Lune, le Soleil et les étoiles fixes tournent autour d’elle, mais les cinq planètes tournent autour du Soleil. Par ses méticuleuses observations à Uraniborg (véritable observatoire astronomique) et ailleurs, il découvre SN1572, une supernova dans la constellation de Cassiopée (toujours observées à l’oeil nu), plus tard une comète pour enfin construire le quadrans muralis (facilité par l’évolution de la gravure sur le cuivre).

Il faut noter ici que toutes ses observations furent faites avant l’invention du télescope et de la lunette.

C’est à Pragues, qu’il va rencontrer :

* Un mathématicien de génie Johannes Kepler (1571 – 1630) qui améliora la description des mouvements planétaires et se débarrassa de la complexité des épicycles. Trois lois en découlent :

« Loi des aires » : le rayon-vecteur reliant une planète au soleil balaie des aires égales en des temps égaux.

« Loi des orbites » : les planètes décrivent des orbites en forme d’ellipses dont le soleil occupe un des foyers 

Cette deuxième loi permet d’affirmer qu’une planète se déplacera plus rapidement sur son  orbite au périhélie qu’à l’aphélie.

« Loi des périodes » : pour toutes les planètes orbitant autour du soleil, le rapport entre la période de révolution au carré et le rayon orbital maximal au cube est constant.

Autres interrogations pour faire accepter l’héliocentrisme par les « physiciens » :

* Giordano Bruno (1548-1600) c’est lui le premier à avoir formulé l’hypothèse selon laquelle notre ciel n’est pas un lieu clos, on peut dire qu’il a découvert l’existence de l’univers (contrairement au Cosmos qui était un domaine clos). Visionnaire exceptionnel pour l’époque, il affirme qu’il existe une multitude de planètes habitées par d’autres êtres vivants ; ce qui lui a valu la peine de mort car il était impensable de nier l’existence de Dieu et sa place dans l’univers.

* Galileo Galilei (1564-1642) il n’énonce plus une hypothèse : il affirme une réalité. Particulièrement pour ses travaux sur la chute des corps, et ses études sur les plans inclinés lui valant la mise au point du concept d’inertie (principe de la relativité d’Einstein).

C’est à ce moment que l’astronomie d’observation bascule, la lunette astronomique est inventée. Je devrai dire adaptée car Galilée « ne fait que transformer un objet inventé qui servait de jouet » mais qu’il a perfectionné rapidement et présenté au sénat de Venise.

En 1609, il observe et décrit le relief lunaire, les taches du Soleil, les phases de Vénus. Il découvre même les quatre satellites entourant Jupiter, et de plus en plus d’étoiles.

Il paya le prix de ses convictions et fut assigné à domicile au cours des dernières années de sa vie.

L’explication de la chute des corps est si paradoxale qu’il fallut encore la prouver expérimentalement aux incrédules au cours de la mission APOLLO XV.

Les astronautes américains, David Scott et James Irwin laissent tomber une plume et un marteau sur la surface lunaire, et montrent qu’ils touchent le sol en même temps, et s’écrient : Galilée was correct.

Nous arrivons au bout de deux heures de conférence, le bilan est dressé :

 

et la conclusion tirée « Contentez-vous de nous dire comment on va au ciel, et laissez-nous le soin de dire comment va le ciel. »

Avide de connaissances complémentaires, c’est avec impatience que j’assisterai à la prochaine conférence. Un grand merci à Guy Flores et au pôle culturel et scientifique de la ville d’Alès.

 

 

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