la Ciné conférence « 16 Levers de Soleil » à St Philbert-de-Grand -Lieu (44)

C’est dans une salle presque entièrement remplie que la séance de ciné-conférence à démarré, d’abord avec la présentation, non pas de l’équipe qui a réalisé le film, mais du conférencier de la Société d’Astronomie de Nantes (SAN), Georges da Louria, astronome, présentant l’association et le rôle de celle-ci : expositions, conférences, animations…

Ensuite le film a été diffusé comme prévu et à l’heure exacte. On se dit souvent dans certaines situations « j’aimerais bien être une petite souris pour me faufiler dans tel événement, suivre telle personne… » Le talent associé de l’équipe de production « La Vingt-Cinquième Heure », et de Thomas Pesquet, (qui en plus d’être astronaute, a pu agrandir pour la circonstance sa palette de métiers improvisés dans l’image et le son : cadreur, caméraman, ingénieur son…) permet aux téléspectateurs d’être ces « petites souris » et de vivre de l’intérieur la mission de Thomas, de faire partie du voyage, d’un peu avant le décollage jusqu’à son retour, en passant par les expériences scientifiques réalisées, les arrimages et désarrimages des cargos ravitailleurs, les sorties extra-véhiculaires, les départs et arrivées d’équipages, les morceaux musicaux que Thomas a joué au saxophone, les moments vraiment intimes que Thomas et sa fiancée Anne ont volontiers partagé. Le tout avec des émotions prises sur le vif, assumées et jamais feintes, que ponctuent quelques passages des textes d’Antoine de Saint-Exupéry, sorte de symbole « fil rouge » de la mission. Si bien qu’on ressent soi-même les émotions en simultané avec l’équipage !

Un film que nous recommandons vivement !!!

Ensuite, George Da Loura a répondu avec gentillesse aux nombreuses questions des spectateurs, bien que bon nombre d’entre eux soient partis juste à la fin du film (parents avec enfants principalement). Les questions et réponses portaient, non pas sur Thomas Pesquet lui-même, mais globalement sur le recrutement, la vie et le travail des astronautes, sur Terre comme dans l’espace, la préparation des missions, et un peu sur les techniques spatiales. A la fin, j’ai pu m’entretenir avec lui, très sympathique et à l’écoute, et lui parler du record de durée de séjour d’une traite d’un cosmonaute, soit 437 jours en 1994-1995, par Valery Polyakov, et par séjours cumulés par Guenadi Padalka (878 jours sur 5 missions) suivi de Sergueï Krikalev (803 jours sur 6 missions). Discrètement bien sûr car il s’était trompé sur le nombre de jours qu’il avait estimé à 220 ! Comme quoi tout le monde fait des erreurs… Et bien sur aussi de Welcome Into Space !

C’est en gardant la tête dans les étoiles et aidée d’une magnifique pleine lune que je suis rentrée chez moi, pleine d’enchantement à la pensée du film… Dont nous félicitons et remercions encore Thomas Pesquet mais aussi Pierre-Emmanuel le Goff, Jürgen Hansen, toute l’équipe de La Vingt-Cinquième Heure… Et la complicité de la famille Pesquet et d’Anne Mottet, la compagne de Thomas.

Société d’Astronomie de Nantes SAN

 

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