Ces animaux spatiaux célèbres -I- Félicette, française et première et unique chatte à voler dans l’espace

Il y a 55 ans, soit 6 ans après la chienne soviétique Laïka, et 3 ans après le chimpanzé américain Ham, la France envoyait à son tour son premier véritable « astronimal » (après 3 essais avec des rats, dont le premier, le rat Hector), une chatte noire et blanche nommée Félicette. Le 18 Octobre 1963, Félicette décolle de la base d’Hammaguir (Algérie) à bord d’une fusée Véronique AGI47. Le Docteur Robert Grandpierre, médecin général des Armées, assisté du Docteur Gérard Chatelier, a mis en place un programme d’études de biologie et neurophysiologie spatiale mais désirait connaître les effets de l’apesanteur d’abord sur les animaux, en pensant que le chat était le mieux à même de s’y prêter.
14 chats sont soumis à des expériences et des mises en conditions intensives de préparation spatiale, puis 6 sont sélectionnés. On raconte que Félicette a remplacé en dernière minute un chat tigré nommé Félix et qui s’est échappé du centre d’études, mais rien n’a confirmé ce fait. On ne sait pas l’âge exact de Félicette, mais il est estimé à moins de 5 ans.
Félicette décolle donc à 8h09 en tir balistique et passe 10 minutes dans l’espace dont 5 en apesanteur, et ce à 157 km d’altitude. Elle revient sur terre saine et sauve après avoir subi une accélération de près de 10g, récupérée près d’1/4 d’heure. La cicatrice qu’on lui voit sur les photos et vidéos vient de ce qu’on lui a posé des électrodes sur la tête pour un encéphalogramme destiné à surveillé son état de santé et son comportement en apesanteur. Car Félicette a continuée à être examinée sous toutes les coutures pendant 3 mois avant d’être euthanasiée afin de récupérer d’autres électrodes implantées plus profondément dans son organisme.
Cela a permis de révéler un phénomène appelé « inhibition centrale » : la petite chatte a manifesté par intermittences de la somnolence, due sans doute à une désorientation. Alors que l’on pensait que cela pouvait par la suite concerner les hommes allant dans l’espace, il a été démontré par la suite qu’il n’en était rien : probablement parce que les astronautes sont occupés à des tâches à effectuer…
Félicette reste à ce jour la seule « astrochatte » : son successeur décolle 6 jours plus tard à bord d’une fusée Véronique AGI50, toujours depuis la base spatiale d’Hammaguir. Malheureusement, une erreur de guidage fait dévier la fusée et celle-ci s’écrase, localisée le lendemain à 120 km du pas de tir, son petit occupant à 4 pattes tué dans l’accident…
Un anglais, Serge Guy, s’évertue à récolter une cagnotte qui permettrait d’ériger à Paris une statue en hommage à Félicette…

Sciences et Avenir

Slate

 

Photo de Félicette avec son « autographe »

Félicette (à gauche) et ses petits camarades de promotion

Félicette harnachée et prête à être installée dans la fusée Véronique

Leave a reply

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.