L’eau, source de vie.

Aquapad permet de détecter les bactéries dans 1 ml d'eau./ © ESA/NASA/, 2016
Aquapad permet de détecter les bactéries dans 1 ml d’eau.
Le CNES, l’agence spatiale française, vient de reconduire son partenariat avec les laboratoires bioMérieux pour la mise au point d’un dispositif de diagnostic microbiologique de l’eau bue par les astronautes dans la Station spatiale internationale (ISS).

 

Le système Aquapad a fait partie des 7 expériences mises au point par le CNES pour la mission Proxima de l’astronaute français Thomas Pesquet (qui en a réalisé au total plus d’une centaine pour l’agence spatiale européenne et la NASA) en 2017.
   

Les ingénieurs du CADMOS, centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales basés au centre spatial de Toulouse, ont préparé et suivent encore l’utilisation de cette innovation avec les astronautes européens à bord de l’ISS, dont le dernier en date l’Italien Paolo Nespoli.

 

 

Le système Aquapad permet de détecter et dénombrer la microflore bactérienne présente dans 1 ml d’eau. En présence de bactéries, l’astronaute voit apparaître des points de couleur. Il lui suffit alors de photographier le PAD avec l’application mobile «EveryWear» (également développée à Toulouse) pour obtenir le nombre de colonies de bactéries présentes dans l’échantillon d’eau. Grâce à une facilité d’interprétation intégrée au processus, le dispositif ne laisse aucun doute à l’astronaute quant à la potabilité de l’eau. L’enjeu est de taille, notamment si on imagine des missions spatiales plus lointaines. L’application est également tout indiquée dans les zones d’épidémies.

 

Surtout, Aquapad offre un gain de temps par rapport au dispositif de la Nasa actuellement présent dans l’ISS.

 

Les astronautes pourraient ainsi gagner jusqu’à 2 heures de manipulation. Une nouvelle version plus ergonomique et plus performante d’Aquapad a été conçue et testée dans les laboratoires de la NASA. Les résultats sont très satisfaisants et le système entre en phase de qualification pour faire d’Aquapad le dispositif utilisé systématiquement à bord de l’ISS et des véhicules d’exploration. L’utilisation d’Aquapad sur Terre est également d’actualité, des tests étant prévus sur la base antarctique Concordia en collaboration avec l’Institut Paul-Émile Victor.

 

 

L’eau, la vie….

 

Source : www.ladepeche.fr

Photos : NASA et ESA

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